dimanche 11 décembre 2011

En route pour la SainteLyon 2011

La Saintelyon marque l'arrêt de ma saison de trail 2011. Cette année est une année de reprise, l'objectif est de retrouver la caisse et d'allonger les distances pour découvrir le monde des ultras, en gros je me prépare pour 2012.

Me voila à quelques heures du départ dans la salle d'attente au palais des sports de Lyon. Je retrouve les copains grenoblois et Laurent que j'ai convaincu il y a quelques mois pour se mettre au trail. Dès notre arrivée, une grande surprise s'offrit à moi, Kilian Jornet signait des autographes pour son nouveau bouquin. Après toutes les vidéos "Kilian's Quest" que j'ai vu, ça fait bizarre de le voir en chair et en os, une star pour les traileurs.

Après quelques tarots pour patienter, nous voila sur la ligne de départ. Il y a plus de 5000 personnes, c'est très impresionnant et on choisi de se placer vers l'avant. Minuit pile, le départ est lancé, je tiens un bon rythme pour suivre le flot, et au bout d'un km je retrouve une gêne au ventre qui me suit depuis 3 jours (surement un peu de stress, mais surtout un excès de glucose qui m'a donné des vertiges -je passerai les détails de mes conneries avec mes potions d'avant course-) et je doute un peu sur ma faculté à faire ce trail. Je continue avec toujours en tête de gérer un max pour non seulement finir en bon état, mais aussi pour contrôler les sensations.

Le début du parcours est très boueux, les montées sont difficiles et je perds pas mal d'énergie à patiner. En cours de route je croise Chab, Pierre et Rémi qui sont parti pour faire un bon temps (d'ailleurs ce fut le cas à la fin, bravo!) alors que Laurent est parti à fond dès le début.

Arrivé à Sainte Catherine (37km) c'est la distance max que j'avais fait en trail, ensuite c'était l'inconnue. Le plus frustrant est d'entendre les relais Duo s'exclamer "Ouf enfin arrivé, on va pouvoir dormir !" et toi tu calcule, ah ben non il me reste encore un marathon, résultat petit coup de mou avant l'entrée du chapiteau.
Je m'autorise 5min de pause, je prépare ma potion magique, je fais quelques étirements et c'est reparti... Je sais que la fin va être dure, la côte de Sainte Foy, le long plat le long des quais, mais je retrouve des jambes et me rebooste.

Le cœur va bien, le souffle aussi, les jambes un peu moins. Je commence à avoir des douleurs sur le dessus du pied et c'est de plus en plus gênant, l'avantage c'est que je ne pense plus du tout à mon ventre. Je m'arrête à tous les ravitos, je prends le temps de souffler, de m'étirer un peu pour repartir plus frais à chaque fois.
Jusque la, je n'ai pas eu le moindre signe de crampe, c'est une bonne nouvelle vu l'état de mes mollets au marathon des causses, et ce jusqu'à la fin.

Le dernier ravito arrive, je cours à un rythme très moyen mais ça me permet d'avancer et de voir défiler les km un peu plus vite. Je passe la côte de Sainte Foy tranquillement, et c'est parti pour 10km de route avec beaucoup de longueurs. Là je commence vraiment à fatiguer, j'alterne marche et course, le parcours sur les quais est pire que des antécimes, on a l'impression d'être balladé et de faire des serpentins inutiles pour rajouter des kms... Je prends mon mal en patience, je regarde les mètres défiler sur ma montre (autant vous dire que ça avance pas vite) et je passe enfin la ligne d'arrivée à 9h43 après avoir fait 68km et 1300m de D+... bien content...



Prochains trails Le ventoux et l'Ardéchois.

4 commentaires:

Sonicronan a dit…

Bravo mon grand ! Welcome in ze world of Ultra... Longue route à toi !

Vio a dit…

Enorme, félicitations !! on s'y croirait, mais ca donne quand même pas envie de s'y mettre :) faut être fou...

Unknown a dit…

Merci les amis !

rrrolf a dit…

Félicitations... ta description de la fin me fait penser à la fin de mon marathon il y a 5 ans...
Sauf que ça n'était qu'un marathon, et qu'en plus c'était il y a 5 ans, woops!

Bravo d'avoir tenu jusqu'au bout, tu t'es donné à fond pour tenir sur la fin, c'est ça le plus dur.